Le roi d’Espagne Felipe VI prend ses distances avec la corruption

Le Roi Felipé VI

Le roi d’Espagne Felipe VI vient d’accepter la démission de son conseiller spécial Rafael Spotorno, suite à une éventuelle implication de ce dernier dans l’usage inapproprié d’un montant voisin de 200 mille euros. Le roi n’a pas hésité à accepter cette démission afin de ne pas nuire à l’image de la monarchie qu’il incarne vis-à-vis des citoyens de son pays. Le roi tient à ne pas paraitre dans l’histoire de l’Espagne comme le monarque qui a protégé un corrompu ou un voleur.

Spotorno a servi longtemps comme secrétaire du roi Juan Carlos. Lorsque ce dernier a abdiqué en faveur de son fils, il a occupé le poste de conseiller spécial du nouveau roi Felipe VI, en vertu de sa longue expérience. En même temps, il avait été membre du conseil d’administration de la banque « Caja de Madrid ».

Spotorno a utilisé d’une manière qui semblait légale une somme d’argent d’environ 230 mille euros (deux millions et demi de dirhams marocains) entre les années 2011 et 2012. En effet, la banque autorisait les membres de son Conseil d’Administration à utiliser une carte de crédit, mais une enquête des services des impôts a montré que cet usage était illégal. Les impôts poursuivent ainsi des dizaines de membres du Conseil d’Administration de la banque, y compris l’ancien directeur Rodrigo Rato, qui a servi comme directeur du Fonds Monétaire International de 2004 à 2007.

 Rafael Spotorno a présenté mardi  sa démission du poste de conseiller spécial du roi, selon l’agence EFE. Il a déclaré qu’à travers cet acte, il veut éviter toute répercussion négative sur l’image de la monarchie chez l’opinion publique espagnole et internationale. Ces dernières années, la monarchie espagnole a souffert de certains scandales financiers.

En même temps, le roi ne s’est pas accroché à son conseiller spécial, malgré son importance, afin d’éviter qu’il soit taxé de roi qui encourage la corruption. La décision du roi intervient malgré le fait que son conseiller n’a pas, par exemple, abusé de son pouvoir pour acquérir illégalement auprès d’un ministère un lot de terrain touristique à deux euros le mètre carré, et n’a pas été impliqué dans des manipulations des cours de la bourse. De même, ce conseiller n’est pas soupçonné, selon des livres et investigations journalistiques, de grande corruption et de détournement de fonds à grande échelle, comme il n’est pas soupçonné non plus d’avoir ordonné la torture de citoyens espagnols.

Les observateurs estiment qu’en acceptant la démission de son conseiller spécial, le roi protège non seulement la monarchie, mais ne souhaite pas rester dans l’histoire comme un roi qui couvre des hommes corrompus ou soupçonnés de corruption.

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